KORTEK

La courbe de l’oubli ne dit pas ce qu’on lui fait dire

« Vingt minutes après ton cours, 42 % est déjà parti. » Cette phrase circule partout. Elle est fausse — et nous l'avons écrite nous aussi avant de lire la table d'origine.

L’expérience

Ebbinghaus, 1885, répliqué par Murre et Dros en 2015. Il apprend des suites de syllabes sans signification, puis mesure non pas ce qu'il en reste, mais le TEMPS QU'IL GAGNE en les réapprenant plus tard. C'est ce qu'on appelle un score de sauvegarde.

20 minutes aprèsscore de sauvegarde 0,556
1 jour après0,416
31 jours après0,041

Ce que ces chiffres mesurent vraiment

Un score de 0,556 signifie « il a fallu 55,6 % de temps en moins pour réapprendre ». Ce n'est NI « 55,6 % est resté », NI « 44 % a disparu ». Le fameux 42 % est le complément d'un score de sauvegarde, pas une part de cours perdue. La confusion est si répandue qu'on la trouve dans des manuels.

Ce que ça change pour réviser

Ce que la table dit honnêtement, et qui suffit : un mois après avoir appris quelque chose une seule fois, il ne reste presque aucun avantage à le réapprendre — le score tombe à 0,041. Le travail est à refaire en entier. C'est un argument plus fort que le faux 42 %, et il est vrai.

KORTEK applique ces deux principes, et rien d’autre : se tester, et espacer les révisions dans le temps.

Vous photographiez votre cours, l’app en tire des questions, puis vous les repose à J+1, J+3, J+7, J+16, J+35 et J+90. iPhone et iPad.

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Source : Murre J. M. J. & Dros J. (2015), « Replication and Analysis of Ebbinghaus’ Forgetting Curve », PLOS ONE 10(7), table 3. Lire l’article.
Page vérifiée le 2026-09-26. Chaque chiffre de cette page provient de l’article cité.