KORTEK

Se sentir sûr de soi ne prouve rien

Votre mémoire ne range pas ce qu'elle reçoit : elle complète ce qui manque. Et elle ne vous prévient pas.

L’expérience

Roediger et McDermott, 1995. On lit à voix haute une liste de douze mots tous proches d'un même mot qui, lui, n'est jamais prononcé — un mot toutes les secondes et demie. Lit, repos, réveil, fatigue, rêve, s'éveiller… mais jamais « sommeil ».

Le mot jamais prononcé est écrit au rappel40 % du temps
En reconnaissancedit « déjà vu » 84 % du temps, contre 86 % pour les vrais mots

Ce que ces chiffres mesurent vraiment

Ce n'est pas de la distraction : les participants sont convaincus d'avoir entendu le mot, et 58 % du temps ils se déclarent certains de l'avoir entendu. La certitude reste un peu plus forte pour les vrais mots — mais elle ne permet pas de distinguer un vrai souvenir d'un souvenir reconstruit.

Ce que ça change pour réviser

C'est pourquoi « je le sais, je l'ai relu » n'est pas une information fiable sur votre propre état. Seul un test réel le vérifie — et il vaut mieux qu'il arrive avant le contrôle.

KORTEK applique ces deux principes, et rien d’autre : se tester, et espacer les révisions dans le temps.

Vous photographiez votre cours, l’app en tire des questions, puis vous les repose à J+1, J+3, J+7, J+16, J+35 et J+90. iPhone et iPad.

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Source : Roediger H. L. & McDermott K. B. (1995), « Creating false memories », Journal of Experimental Psychology: Learning, Memory, and Cognition 21(4), 803-814. Lire l’article.
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