À durée de révision égale, s'attarder deux fois plus sur chaque mot fait monter le score à une semaine. À un mois, il n'en reste presque rien.
Rohrer, Taylor, Pashler, Wixted et Cepeda, 2005, deuxième expérience. Quatre-vingt-huit étudiants apprennent des mots rares et leur définition — par exemple « cicatrix », qui veut dire cicatrice. Tous ont exactement la même durée de séance. Mais un groupe n'a que dix mots à apprendre, l'autre en a vingt : le premier dispose donc de deux fois plus de temps par mot, et finit par les savoir par cœur.
| Une semaine plus tard | 64 % pour dix mots, 38 % pour vingt |
| Quatre semaines plus tard | 22 % contre 18 % |
Attention au piège de lecture : personne n'a travaillé plus longtemps. À durée de séance égale, le groupe avantagé avait simplement moitié moins de mots à apprendre. Son avance est réelle à une semaine, presque éteinte à quatre — et elle a coûté dix mots appris en moins. Ces pourcentages sont des définitions restituées, pas une part de cours oubliée.
S'attarder sur moins de notions pour les savoir parfaitement paie à une semaine, et presque plus à un mois. Si l'échéance est lointaine — ou si vous comptez encore savoir la matière au baccalauréat — mieux vaut couvrir le programme et revenir dessus plusieurs fois que de sur-apprendre une moitié.
KORTEK applique ces deux principes, et rien d’autre : se tester, et espacer les révisions dans le temps.
Vous photographiez votre cours, l’app en tire des questions, puis vous les repose à J+1, J+3, J+7, J+16, J+35 et J+90. iPhone et iPad.
Télécharger sur l’App StoreSource : Rohrer D., Taylor K., Pashler H., Wixted J. T. & Cepeda N. J. (2005), « The effect of overlearning on long-term retention », Applied Cognitive Psychology 19(3), 361-374.
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